samedi 26 juillet 2014

marxiste





G. Duménil, D. Lévy - LA GRANDE BIFURCATION - En finir avec le néolibéralisme

FC

Éthologie

Chaque espèce vivante considère toutes les autres comme une ressource de vie. Pour un humain, une plante ou un animal c'est une ressource de vie qui sert à tout ce dont il a besoin pour vivre: aliment, bois, moyen de transport, etc ....

A l'intérieur de chaque espèce, chaque vivant est en concurrence avec tous les autres vivants de son espèce. 

Tant que les ressources sont infinies cette concurrence est pacifique. 

Les humains sont des vivants sociaux et toutes leurs quêtes de ressources de vie se font à l'intérieur d'un groupe: cela s'appelle le travail. La concurrence apparaît également à ce niveau. Dans chaque groupe, il y a des dirigeants, des organisateurs et des opérateurs. Dans le travail, il y a deux phases, la contribution et le rétribution. Dans la contribution, il y a concurrence pour la meilleure place de contribution et dans la rétribution, la concurrence vise la maximisation/optimisation des ressources apportées par le travail. Lors de la contribution, un petit nombre obtient les meilleurs places et un grand nombre des places de moins en moins bonnes. Et à l'occasion de la rétribution, un petit nombre obtient beaucoup et un grand nombre obtient de moins en moins. La limite basse est la capacité des ressources de vie à couvrir les besoins de l'humain. Si cette limite est dépassée, la concurrence cesse d'être pacifique.

Chez les vivants, c'est le plus adapté qui l'emporte. C'est ainsi qu'au cours de l'évolution apparaissent et disparaissent de nouvelles espèces. C'est ainsi que chez les humains, trois modes de production se sont succédé et que des groupes sans cesse plus grands apparaissent et disparaissent. Il y a toujours dans une espèce des vivants qui ont beaucoup de ressources et d'autres le minimum. Mais la concurrence pacifique et non pacifique empêchent que ce soit systématiquement toujours les mêmes. 

Le but de tout vivant c'est de trouver les ressources de vie et de reproduction dont il a besoin et non de les prendre toutes. Le but de tous les humains n'est pas que tous soient les plus riches de l'espèce.

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 Explications

Cette bribe concerne la théorie marxiste, ses principaux concepts et l'application qu'en ont fait les états qui ont adopté un régime politique qui s'appuie sur cette théorie.


1) La lutte des classes n'existe pas. D'où le rappel des notions de base de l'éthologie des vivants en général et des humains en particulier. 

Le marxisme met l'accent sur l’exploitation de l'homme par l'homme. L'éthologie parle de concurrence généralisée chez tous les vivants et du travail chez les humains. 

Les différences que l'on constate sur les 200 000 ans d'existence de l'espèce humaine et parmi les 7 milliards d'humains actuels sont liées à l'évolution. La notion de progrès n'existe pas en éthologie. Le passage des vivants monocellulaires d'il y a 2 milliards d'années aux vivants multicellulaires actuels est du même ordre que l'évolution de l'univers. Pour l'univers on ne parle pas de progrès depuis le Big Bang jusqu'à aujourd'hui. Dans les deux cas, il faut parler de hasard.

Les humains sont passés par trois modes de production. Ceux qui prétendent que le mode de production industriel est supérieur aux modes de production précédents sont des humains qui en font partie et qui justifient leurs victoires sur les humains qui "sont en retard". Il y a la partie émergée de cette argumentation, "ils sont cannibales" ou "ils excisent les femmes" mais la raison profonde est la concurrence liée à la quête des ressources de vie. 

2) Des groupes et des sous groupes ont soutenu et soutiennent encore à la théorie marxiste. C'est le cas de Gérard Duménil et Dominique Lévy, les auteurs de "La grande bifurcation". 

Il faut en tenir compte. Mais il faut également y apporter la position de l'éthologie: les vivants sont en permanence en quête de ressources de vie et de reproduction. Ils ont tous vocation à augmenter en nombre de manière exponentielle mais à condition de trouver des ressources infinies. 

En 2014, ces ressources ne sont plus infinies sur Terre. Elles le sont théoriquement dans le système solaire et dans sa proche banlieue. Si les humains parviennent à embrayer sur celles-ci, l'augmentation de la population pourra se poursuivre. Sinon, il faudra gérer le décroissance. Et là nous avons les modèles aztèques ou cambodgiens que l'on pourrait intituler "décadences des grands empires" ou le modèle tibétain d'adaptation d'un groupe à des ressources de vie limitées. 

La décroissance se fera ni plus ni moins difficilement que l'expansion: elle sera pacifique et non pacifique.

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